Le Dr Christophe André, médecin psychiatre à l'Hôpital Sainte-Anne de Paris, bien connu pour son utilisation de la méditation dans le cadre des traitements qu’il préconise, rappelle que l'histoire de la méditation peut se résumer en quatre dates :
- vers - 500 ans avant JC : apparition de la méditation en Inde et en Chine,
- vers 300 ans après JC : pratique méditative des pères chrétiens du désert (cf la vie d'Arsène de Scété)
- dans les années 1960 : étape de la sortie des monastères et du monde de la religion,
- vers 1970, premiers travaux de recherche grâce à l’intuition de Jon Kabat-Zinn, chercheur en biologie moléculaire et ensuite créateur du programme Mindfulness Based Stress Reduction (Réduction du Stress grâce à la Pleine Conscience).
Scientifiquement, on définit généralement la méditation comme un « état mental ».
Autre définition, plus étoffée : « La méditation est une technique précise permettant de reposer l'esprit et d'atteindre un état de conscience totalement différent de l'état de veille normal. C'est le moyen de comprendre tous les niveaux de nous-mêmes et finalement de faire l'expérience du centre de conscience à l'intérieur.»
Dans cette orientation, il est dit que c’est « une pratique du corps et de l'esprit qui a une longue histoire d'utilisation pour augmenter le calme et la relaxation physique, améliorer l'équilibre psychologique, faire face à la maladie et améliorer la santé et le bien-être en général. »
On trouve aussi dans une approche plus fine : « La méditation est une pratique centrée sur un son, un objet, une visualisation, le souffle, le mouvement ou l'attention elle-même afin d'accroître la conscience du moment présent, de réduire le stress, de promouvoir la relaxation et d'améliorer la croissance personnelle et spirituelle. »
De ces définitions émergent trois éléments :
- Une pratique corporelle,
- Un état mental,
- Un objectif d’enrichissement intellectuel et spirituel.
On peut comparer la méditation avec d’autres pratiques :
- L’hypnose est aussi un état mental ; celui-ci peut être provoqué soit par l’individu soit par une intervention d’un tiers ; mais, contrairement à la méditation, il existe une altération de la conscience.
- La relaxation est plutôt un état physique de relâchement qui s’accompagne aussi d’un état mental de détente.
- Le yoga se rapproche de la relaxation ;
- La prière que l’on pourrait définir comme une adresse à Dieu ou à un dieu, en paroles ou en pensées, n’est pas habituellement un état mental, mais elle peut l’induire en particulier chez les mystiques.
Johan Illyet Rollon Poinsot (2016), tous deux psychologues, expliquent la différence entre la relaxation et la méditation : « L’une des différences principales correspond au fait que la relaxation vise une "performance" (détente et relâchement musculaire...) alors que la méditation consiste en une prise de conscience de l'expérience vécue, sans objectif par rapport à celle-ci ». Ainsi la pratique de la relaxation est « ouvertement orientée vers un objectif attendu que les pratiquants cherchent à atteindre ». Tandis que la méditation, elle, « ne vise pas l'atteinte d'un objectif particulier mais correspond à un mode d'être ouvert à l'expérience du moment, quelle qu'elle soit, sans chercher à la modifier ». Ils ont aussi démontré l’intérêt de la méditation dans le traitement des cancers.
D’un point de vue scientifique on pourrait constater deux aspects dans la pratique de la méditation :
- La pratique elle-même avec ses quatre stades :
- Ce que l’on pourrait appeler, la pré-méditation avec une utilisation de la respiration abdominale
- La concentration sur un objet
- L’éloignement ou état de méditation proprement dit qui isole le sujet des stimulations extérieures
- Le réveil, reprise progressive de la conscience de l’environnement.
- Et l’interprétation que chacun peut se donner du vécu ressenti.
C’est dans le stade de l’éloignement que des processus biologiques originaux interviennent au niveau cérébral ; tout se passe au niveau des neuro transmetteurs et des neuromodulateurs.
Nous n’avons pas encore une idée très précise du déroulement complet de ces modifications mais un certain nombre de pistes sont évoquées.
Pour les comprendre, il faut faire intervenir les connaissances nouvelles que nous avons évoquées concernant ce que l’on appelle « la biologie du cerveau ».
Ces connaissances nouvelles apparues progressivement à partir des années 70 constituent une vraie révolution.
Avant elles, les scientifiques considéraient d’une part que la cellule spécifique du tissu cérébral que l’on appelle le neurone ne pouvait pas se transformer et d’autre part que le cerveau était divisé en zones topographiques ayant chacune une spécificité.
On peut résumer la révolution des connaissances sur le fonctionnement cérébral par deux mots : plasticité neuronale !
La cellule spécifique du cerveau, que l’on appelle le neurone, que l’on croyait figée, se révèle être capable d’adaptation.
Pour comprendre l’importance de cette découverte, citons un extrait du livre de Michel Le Van Quyen, neurobiologiste, « Les pouvoirs de l'esprit » ! Il y raconte l’histoire de Pedro :
« En 1959, un vieux professeur espagnol émigré aux États-Unis est soudain foudroyé par un accident vasculaire cérébral. Pedro a perdu le contrôle de la moitié de son corps et son visage est complètement paralysé. Il ne peut plus parler. Le pronostic délivré par les médecins est sans appel : le voilà condamné à être paralytique le restant de ses jours avec, probablement, seulement quelques mois à vivre. Pourtant, son fils George, alors jeune étudiant en médecine, refuse de croire que son père est perdu. Il a l’idée saugrenue de lui réinculquer tous les gestes, les uns après les autres, comme s’il s’agissait d’un nouveau-né : il commence par lui apprendre à marcher à quatre pattes – au grand dam des voisins, scandalisés que ce vieux monsieur puisse déambuler dans le jardin comme un chien – puis à se déplacer à genoux et enfin à marcher de nouveau sur ses deux jambes.
C’est ainsi qu’au bout d’un an d’exercices quotidiens Pedro retrouve spectaculairement toutes ses facultés : il parle normalement, rejoue du piano, danse et parvient même à redonner des cours à l’université de New York, à la stupeur de ses médecins. Lorsque Pedro décède plusieurs années plus tard d’une mort naturelle – en l’occurrence, d’une crise cardiaque après avoir escaladé une montagne en Colombie ! –, l’autopsie de son cerveau révèle un phénomène stupéfiant : 97 % des nerfs reliant son cortex cérébral à sa colonne vertébrale avaient été détruits par l’accident vasculaire. L’homme a donc vécu des années avec seulement 3 % de connexions entre son cerveau et le reste de son corps… Cela ne pouvait signifier qu’une chose : grâce à l’entraînement suivi, les quelques neurones qui lui restaient ont été formidablement rééduqués pour remplir toutes les fonctions normales du cerveau. »
L’histoire de Pedro Bach-y-Rita n’a été possible que parce que son fils , le Dr Paul Bach-y-Rita, a connu les travaux de l’école américaine de neurobiologie qui ont permis de vérifier cette étonnante capacité du neurone humain de s’adapter à des stimulations variées pour permettre de répondre aux besoins de l’organisme.
Car la plasticité cérébrale ne produit ses effets que si le cerveau est stimulé ; chez un être humain normal, c’est dans la petite enfance que les stimulations jouent leurs rôles pour développer l’intelligence et les autres qualités humaines. La plupart du temps, avec la fin de la croissance, les stimulations diminuent.
Dans le cas de Pédro, il a été démontré que, même chez une personne avancée en âge, la stimulation neuronale est capable de réactiver la plasticité neuronale pour permettre aux neurones encore en activité de remplacer les neurones malades.
Tout laisse à penser que la pratique de la méditation constitue une réelle stimulation neuronale capable de transformer le fonctionnement du cerveau en favorisant l’activité du cerveau dans les domaines de la réflexion, de la maîtrise de soi et de l’imaginaire.
La connaissance de la plasticité neuronale a débouché sur plusieurs applications pratiques :
- Le traitement des lésions cérébrales : Une conséquence surprenante de la neuroplasticité est que l'activité cérébrale associée à une fonction donnée peut se déplacer vers un emplacement différent. cela peut résulter d'une expérience normale et se produit également dans le processus de récupération d'une lésion cérébrale. La neuroplasticité est l'enjeu fondamental sur lequel repose le fondement scientifique du traitement des lésions cérébrales acquises avec des programmes thérapeutiques expérientiels orientés vers un objectif dans le contexte d'approches de réadaptation aux conséquences fonctionnelles de la lésion.
- Le traitement des difficultés d'apprentissage : Michael Merzenich a développé une série de "programmes informatiques basés sur la plasticité appelés Fast ForWord". FastForWord propose sept exercices cérébraux pour aider à maîtriser les déficits linguistiques et d'apprentissage de la dyslexie. Dans une étude récente, une formation expérimentale a été réalisée chez des adultes afin de voir si elle aiderait à contrecarrer la plasticité négative résultant du déclin cognitif lié à l'âge (DCRA). La conception de l'ET comprenait six exercices conçus pour inverser les dysfonctionnements causés par le DCDR au niveau de la cognition, de la mémoire, du contrôle moteur, etc.. Après une utilisation du programme ET pendant 8 à 10 semaines, il y avait une "augmentation significative de la performance spécifique à une tâche".
- Le développement d'interfaces cerveau-machine : L’interface cerveau-machine est un domaine des neurosciences en plein essor. D'après les résultats obtenus par Mikhail Lebedev, Miguel Nicolelis et leurs collègues, le fonctionnement des interfaces cerveau-machine aboutit à l'incorporation d'actionneurs artificiels dans les représentations du cerveau.
- La création de prothèses sensorielles : La neuroplasticité est impliquée dans le développement de la fonction sensorielle. Dans le système auditif, il a été démontré que la déficience auditive congénitale, une affection innée assez fréquente affectant 1 nouveau-né sur 1 000, affectait le développement auditif, et l'implantation d'une prothèse sensorielle activant le système auditif a empêché les déficits et la maturation fonctionnelle induite du système auditif.
- La rééducation des membres fantômes : En 2009, Lorimer Moseley et Peter Brugger ont mené une expérience remarquable dans laquelle ils encourageaient les sujets amputés au bras à utiliser l'imagerie visuelle pour contourner leurs membres fantômes dans des configurations impossibles. Quatre des sept sujets ont réussi à effectuer des mouvements impossibles du membre fantôme. Cette expérience suggère que les sujets avaient modifié la représentation neuronale de leurs membres fantômes et généré les commandes motrices nécessaires pour exécuter des mouvements impossibles en l'absence de retour du corps.
- Le traitement de la douleur chronique : Les personnes souffrant de douleur chronique ressentent une douleur prolongée à des sites qui pourraient avoir déjà été blessés, mais sont par ailleurs en bonne santé. Cependant, après le traitement, ces anomalies de la réorganisation corticale et du volume de matière grise sont résolues, ainsi que leurs symptômes. Des résultats similaires ont été rapportés pour la douleur du membre fantôme, la lombalgie chronique et le syndrome du canal carpien.
- L’utilisation de l’écholocation humaine : L'écholocalisation humaine est une capacité acquise pour que les humains puissent percevoir leur environnement à partir d'échos. Certaines personnes aveugles utilisent cette capacité pour naviguer dans leur environnement et détecter leur environnement en détail. Des études menées en 2010 et 2011 à l'aide de techniques d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle ont montré que des parties du cerveau associées au traitement visuel sont adaptées aux nouvelles compétences d'écholocation.
- La valorisation des exercices de fitness : "Nos résultats appuient la notion selon laquelle différentes formes d'exercice induisent des modifications de la neuroplasticité dans différentes régions du cerveau", a déclaré Chauying J. Jen, professeur de physiologie.
- Et bien sûr, pour la fin, l’intervention de la plasticité cérébrale dans la méditation : Un certain nombre d'études ont établi un lien entre la pratique de la méditation et les différences d'épaisseur corticale ou de densité de matière grise. L'une des études les plus connues pour le démontrer a été dirigée par le Dr Sara Lazar, de l'Université Harvard, en 2000. Le Dr Richard Davidson, chercheur en neurosciences etprofesseur de psychologieà l'Université du Wisconsin, a également mené des expériences, en coopération avec le Dalaï Lama, sur les effets de la méditation sur le cerveau. Ses résultats suggèrent que la pratique de la méditation à long terme ou à court terme entraîne différents niveaux d'activité dans les régions du cerveau associées à des qualités telles que l'attention, l'anxiété, la dépression, la peur, la colère, la capacité du corps à se guérir soi-même, etc. physique du cerveau.
En conclusion
Aujourd’hui, avec les connaissances nouvelles, on peut affirmer que la méditation est une pratique capable de mieux optimiser notre intelligence et nous préserver des dysfonctionnements liés soit à l’âge soit aux pathologies induites par différents événements.
Découverte et valorisée par la démarche ésotérique et en particulier par le bouddhisme, la méditation prend aujourd’hui une autre dimension. C’est un vrai élément du bonheur de vivre, pour trouver la Paix intérieureet envisager les relations humaines de façon plus sereine.
Références
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Sources : https://www.pleine-conscience.be/ressources/articles-scientifiques/
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